vendredi 26 octobre 2012

Et si c'était vrai de Marc Lévy


Il est probable qu'il contienne des scènes choquantes ou autres. Je n'en ai pas la moindre idée étant donné que je ne l'ai pas fini.

Résumé pas forcément Nayiesque :

Que penser d'une femme qui choisit le placard de votre salle de bain pour y passer ses journées ? Qui s'étonne que vous puissiez la voir ? Qui disparaît et reparaît à sa guise et qui prétend être plongée dans un profond coma à l'autre bout de la ville ? Faut-il lui faire consulter un psychiatre ? En consulter un soi-même ? Ou, tout au contraire, se laisser emporter par cette extravagante aventure ?

Et si c'était vrai ?...
S'il était vrai qu'Arthur soit le seul homme qui puisse partager le secret de Lauren, contempler celle que personne ne voit, parler à celle que personne n'entend…

Une histoire tendre, une aventure pleine d'humour et de rebondissements."


L'avis tout à fait Nayiesque :

J'ai adoré ce livre ! Vraiment, quel chef-d'oeuvre. J'en suis encore toute éblouie.

Je déconne.

Je suis vraiment, vraiment, vraiment, vraiment désolée, myCat. Mais je n'y arrive pas. Ça me fait mal d'abandonner un livre en plein milieu comme ça, et encore je ne suis même pas arrivée à la moitié, surtout quand il avait l'air aussi bien. Mais je ne PEUX PAS le lire. Explication. Je vais donc faire une critique différente de d'habitude pour qu'elle ne fasse pas deux lignes.

Mais d'abord, les points positifs du livre pour ne pas blesser les fans :

1 => L'écriture. C'est assez bien écrit. Pas pour ça que c'est plaisant à lire, mais soit.
2 => L'action survient assez rapidement, on a pas des chapitres "pré-histoire" interminables.

Les points qui sont discutables sont :

1 => La taille de la police, beaucoup trop petite ! En tous cas, dans mon exemplaire. C'était une vraie torture, je devais plisser des yeux pour savoir lire un mot un peu trop long et me trompait de ligne toutes les trois secondes. Ce qui est loin d'être agréable. Mettez vous à ma place. Regardez ce qui suit.



C'est réellement écrit de cette taille là, ça m'a énervé au plus haut point. Pas autant que ce genre de paragraphes mais on y reviendra très vite. Alors oui, ça n'a peut-être pas l'air terrible, mais comparez ça en mettant un quelconque livre juste à côté, ça fait une taille vraiment petite !

Et passons à la partie défouloir (amis qui aimez ce livre, ne lisez surtout pas ce qui suit), les points négatifs qui sont en nombre ! Dans l'ordre où je les ai trouvés. En fait, je m'en rends compte maintenant, il n'y en a presque pas. Mais ils sont tellement énervants que ça m'a complètement pourri ma lecture.

1 => Des descriptions à n'en plus finir dés le début. Paf, première page ! On te décrit son appartement en son intégralité. Paf troisième page ! Encore de l'appartement ? Mais... On s'en fiche de ce qu'elle mange !
2 => Lauren, je voulais la frapper. Lui balancer un ventilateur sur la tête. Pourquoi on nous colle toujours des filles dans ce genre-là ? Dans le genre... Légèrement... INSUPPORTABLE ? Raaaaaah, mais qu'est-ce-qu'elle m'a énervée. Juste, elle pourrait pas agir avec un peu de sens sans être horriblement énervante ? Le gars, il vient de te voir, tu es un fantôme, accepte le fait qu'il soit surpris et lui raconte pas en plus que tu le regardes quasiment tout le temps ! Euh, désolée, faut que je retrouve mon calme, mais Lauren est un des personnages sensé être attachant qui m'a donné le plus envie de lui donner une bonne baffe pour qu'elle se calme. Je sais que l'auteur a voulu faire un personnage qui se laisse pas marcher sur les pieds, mais là c'est trop ! Et puis, elle nous fait des réflexions et des métaphores...
3 => Si avec Lauren on avait déjà un bon personnage énervant, Arthur n'est pas loin de l'égaliser dans toute sa splendeur ! Il avait l'air tellement stupide. Je suis tellement énervée après avoir lu ce livre que mes doigts tremblent. Grr. Et puis, il nous fait des réflexions et des métaphores...
4 => Petit fait chez Arthur, il ne semble pas se rendre compte que oui, Lauren on peut pas la voir ! Il semble réellement prendre les gens pour des idiots et les regarder de haut parce qu'ils ne la respecte pas. Mais qu'est-ce-que... ? On peut pas la voir ! Evidemment qu'il a l'air de parler tout seul comme un idiot...
5 => Bah justement, parlons des métaphores et des réflexions ! Il y en a tout le temps et qui m'énervent ! Oui, une de temps en temps ça peut passer sympathiquement, mais là, pas. du. tout ! C'est vraiment lourd à force ! Les fruits du bonheur, là, c'était le truc de trop j'ai lâché le livre. Ah, le truc exact c'est ça :

"Il lui parla des fruits que l'on n'a pas cueillis ceux qu'on laisse pourrir à même le sol. Du nectar de bonheur qui ne sera jamais consommé, par négligence, par habitude, par certitude et présomption."

Et il en fait vraiment des caisses ! Un paragraphe entier pour parler de rien de concret. Du style, ça :

"Tu veux comprendre ce qu'est une année de vie ? Pose la question à un étudiant qui vient de rater son examen de fin d'année. Un mois de vie ? Parles-en à une mère qui vient de mettre au monde un enfant prématuré et qui attend qu'il sorte de sa couveuse pour serrer son bébé dans ses bras, sain et sauf. Une semaine ? Interroge un homme qui travaille dans une usine ou dans une mine pour nourrir sa famille. Un jour ? Demande à deux amoureux , transis qui attendent de se retrouver. Une heure ? Questionne un claustrophobe, coincé dans un ascenceur en panne. Une seconde ? Regarde l'expression d'un homme qui vient d'échapper à un accident de voiture. Et un milième de seconde ? Demande à l'athlète qui vient de gagner la médaille d'argent aux jeux Olympiques et non la médaille d'or pour laquelle il s'était entraîné toute sa vie."

Alors, oui, je peux paraître sans coeur. C'est vrai que prise une par une, les citations sont plutôt belles et tout le blabla qui va avec cette phrase. Mais en croiser une toutes les trois secondes c'est vraiment gonflant. Tu enlèves toutes les phrases de ce style, et hop, le livre fait plus que 150 pages. Au hasard, j'ouvre une page et je compte le nombre de trucs de ce genre. 1 point pour une "phrase profonde" et 2 pour un "paragraphe entier". C'est parti.

... Pinaise, je viens de tomber sur une page qui parle quasiment entièrement d'une cafetière ! Aller, on recommence. Oh ? Quatre points seulement ? Quel mauvais score ! *musique pourrie*

6 => Promis, après, j'arrête. Mais c'est à propos des dialogues. Il les entrecoupe de... Descriptions de ce qu'ils disent. Euh, ça servirait pas un peu à rien ?
C'est pas facile de voir, alors je vous le dis avec une image. Avec le dialogue des fruits du bonheur.

- C'est rassurant ce que tu dis.
- Tout le monde a peur du quotidien, comme s'il s'agissait d'une fatalité qui développe l'ennui, l'habitude, je ne crois pas à cette fatalité... (et vas-y que je te mets une autre phrase sensée être pleine d'émotions...)
- Tu crois à quoi ?
- Je crois que le quotidien est la source de la complicité, c'est là qu'au contraire des habitudes on peut y inventer "le luxe et le banal", la démesure et le commun. (encore une autre. Jackpot.)
Il lui parla des fruits que l'on n'a pas cueillis ceux qu'on laisse pourrir à même le sol. Du nectar de bonheur qui ne sera jamais consommé, par négligence, par habitude, par certitude et présomption.
- Tu as expérimenté ?

Remarquons que dans cette page, on atteint le total de 8 points !
Normal... Je suis sûrement la seule à être dérangée par ce truc. C'est très bizarre.




Je suis donc désolée et honteuse de ne pas avoir aimé ce livre au point de ne pas le terminer. Vraiment. Et je suis encore plus honteuse de lui donner la note de 8 PPP sur 20. J'hésite encore entre vraiment déçu et vraiment nul pour le sondage...

PS : Aller, pour le fun, un aperçu de la vie si elle était comme ce livre.

- Et sinon, tu as terminé de jouer à Spirit Tracks ?
- Tu sais, la vie est comme un train. De temps à autre, on arrive un arrêt simple, ou plusieurs choix s'offrent à nous. Celui de prendre la route toute simple ou de choisir celle du renouveau en se penchant par la fenêtre pour actionner l'engrenage.
Elle lui parla des nombreuses opportunités que l'on avait dans la vie, comme lorsque l'on cherche un fruit, l'un sera celui du bonheur et l'autre ne sera que celui du malheur. Qu'il faut parfois savoir choisir le nouveau fruit plutôt que celui dans lequel nous avons mis toute notre confiance, car il nous réserve peut-être diverses surprises.
- Ouais, t'as préféré rejouer à Final Fantasy au lieu de finir le jeu, quoi.
- Tu sais, on peut toujours tirer des conclusions hâtives à propos des choix des autres. Mais...
- ... *se barre*


Je sais que ce n'est pas gentil et que les fans vont me poignarder à coup de bouteille d'eau, mais voilà... C'est la vie.

Il y a assez de livres de Marc Levy pour que tu trouves ton bonheur dedans, tu ne crois pas ? Si non, je ne vois pas ce que tu pourrais lire.

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