mercredi 20 février 2013

Soul Eater - Préféré et pas pour rien




Résumé pas forcément Nayiesque :

Plusieurs jeunes élèves de l'école Shibusen apprennent à devenir des Meisters. Cette école a été fondée par maître Shinigami (le Dieu de la mort) dans le but de former des jeunes meisters avec leurs armes démoniaques, pouvant prendre forme humaine, à faucher des âmes ; et également, d'éviter que le Grand Dévoreur, qui a failli engloutir le monde dans le désespoir et la folie, ne puisse renaître de nouveau. Le but des meisters est de faire avaler 99 âmes humaines corrompues et 1 âme de sorcière à leurs armes, afin d'avoir accès au rang de Death Scythe. Tout serait bien si c'était aussi simple, malheureusement de nombreux obstacles barreront la route des protagonistes.

L'avis tout à fait Nayiesque :


En tant que fan absolue de cet anime grandiose, je me devais de le réécrire à la place de la daube de fan encore sous le choc d'avoir terminé un anime de 51 épisodes. Il fera aussi office de test pour les futurs avis d'animes. 

Ce qui empêche beaucoup de gens de regarder Soul Eater, c'est son début laissant présager une histoire creuse et pleine de fan-service à tous les étages. Pourtant, seuls les pervers de bas-étage se rappelleront uniquement des décolletés de Blair, des douches surveillées de Tsubaki et du combat souris-chat aussi appelé combat-entre-deux-femmes-se-battant-avec-leur-poitrine en se rémomérant Soul Eater. L'art de nous faire découvrir l'univers au fur et à mesure, basculer dans le moins drôle tout doucement, sans presser le spectateur qui doit tout comprendre par lui-même, c'est une chose qui n'apparaît pas dans énormément d'animes et que pourtant j'apprécie énormément, surtout dans un univers riche en détails et traditions comme celui-ci. 

Certains avaient dit que ce manga aurait pu être un film de Tim Burton. L'univers ne m'a pas exactement inspiré la même chose, il est pourtant certain que le sombre est présent, le scénario est présent, additionnés avec des personnages les plus attachants les uns que les autres forment un mélange convenant à merveille à l'univers Burtonien. Si un film devait être réalisé, ce serait sous ses commandes qu'il devrait l'être. Ne rappelons pas les massacres qu'ont été les autres films adaptés de mangas, pour n'en citer qu'un, Dragon Ball, je préférerais donc qu'il ne le soit pas pour éviter la catastrophe et ma mort par infarctus au passage. En tous les cas, s'il devait y en avoir un, je pose ma candidature pour le rôle de la fée qui fait l'Excalibur Face au tout début. 

Dans Soul Eater, nous sommes loin du "monde apocalyptique" par excellence, le combat dans lequel nous plongeons pour la totalité de l'anime ou presque garantit tout de même une plongée du monde dans une folie dévastatrice et totale. Une manière de voir la fin de la véritable "humanité" ? Je préfère encore que le soleil explose dans 6 milliards d'années, comme prévu, plutôt que chacun sombre dans sa folie. Réfléchissons un instant ensemble. La folie se caractérise par des comportement anormaux. Seulement, la folie deviendrait une normalité, si plus personne n'est, par définition, normal. Si l'anormalité devient normale, qui sait jusqu'où elle pourrait aller ? Cette possibilité de fin de l'humanité me donne froid dans le dos. 

La seule possibilité de mourir en regardant Soul Eater, par contre, est présente principalement chez les mâles, donc ça ne me concerne pas. On me signale d'ailleurs un saignement de nez imminent, dans 3...2...1...


Y avait le combat de pouces, maintenant une autre partie de l'anatomie féminine entre en jeu
Non, plus sérieusement, il est temps d'aborder le thème du fan-service dans Soul Eater, qui en rebute trop de ses possibles fans. En effet, lors du premier épisode, nous faisons connaissance de la charmante Blair qui se retrouve par le plus grand des hasard dans sa baignoire lorsque les héros viennent la rejoindre. Le saignement de nez intempestif de Soul a ce moment-ci a déjà de quoi énerver énormément ceux qui s'attendaient à du lourd côté scénario comme le laisse prédire le résumé, je vous l'accorde. Beaucoup d'apparitions un peu lourdes dans ce même épisode, pour finir sur un abandon d'une partie de ceux ayant tenté le coup.

Il y a ceux qui résistent. Et tout à coup, voici Tsubaki à poil, deuxième épisode. Nouveaux abandons en masse.

Troisième épisode. L'épisode semble pratiquement normal en comparaison aux autres, à part une petite allusion (traduction : une prise à pleine main) à la taille du bonnet de ses armes, le héros reste relativement clean. Sauf que les armes sont des filles. A la fin, elles se retrouvent pratiquement nues toutes les deux avec des gros plans bien baveux sur leurs sous-vêtements qui sont quasiment tombés au sol. Excédés, beaucoup d'autres gens abandonnent.

Vous avez certainement compris là où je veux en venir... Le début ne laisse pas présager l'anime génial qu'est Soul Eater, et c'est bien dommage. Le tour de force réside bien sûr dans la manière dont laquelle l'aspect drôle disparaît peu à peu sans jamais que cela paraisse forcé ou trop brutal. Evidemment, on ne peut pas le présager. D'ailleurs, j'aurais regardé Soul Eater maintenant, j'aurais rapidement abandonné. Comme quoi, être inexpérimenté, ça peut être utile à certains moments clés. 

En effet, une fois l'aspect surmonté on se retrouve face à un petit bijou à mes yeux, que ce soit du point de vue de l'histoire ou du côté plus technique.

Tiens, le côté technique, parlons-en un peu, tiens. Ce qui faisait défaut au manga était le prologue, où les dessins n'étaient pas à franchement parler beau, pourtant les graphismes de l'anime sont assez beau et l'animation impeccable. Tout paraît fluide, c'est agréable à regarder, ce que j'apprécie beaucoup dans un anime (je crois me souvenir que dans Astarotte No Omocha, ce n'était pas trop ça l'animation...).

Du côté des musiques, ils ont su s'entourer des meilleurs pour les openings et endings. Le premier opening, Resonance, ne convenait simplement pas trop à mes goûts musicaux, car je reconnais qu'il était de très bonne qualité. Le second, Papermoon, fait partie de ces openings que j'écoute pour le plaisir de temps à autre et que je ne peux qu'adorer... Ai-je besoin d'en dire plus ? De plus, la voix de la chanteuse est tout simplement magnifique.

Pour l'OST, que je suis actuellement en train d'écouter, on a droit à une excellente diversité, même si certains morceaux sortent du lot plus que d'autres. Les thèmes de Tsubaki sont, à son image, calmes et simples, tandis que ceux de Soul seront plus actifs (j'ai d'ailleurs bien aimé Psychedelic Souljam), l'esprit de la série est là. Mais j'ai eu un gros coup de coeur sur un des thèmes d'un des personnages qui sortaient le plus du lot : Crona. Petit passage en revue des trois chansons sortant vraiment du lot pour moi.


Camellia est un des titres de Tsubaki, un thème la représentant parfaitement. L'épisode centré sur cette fleur m'a d'ailleurs beaucoup marqué, on découvre qu'elle n'est pas là juste pour le fan-service et que dernière la nunuche se cache une vraie personnalité qui ne demande qu'à se laisser entendre. A travers Camellia, on ressent beaucoup de mélancolie, avec quelques envolées prenantes, mais un pouvoir apaisant s'en dégage vraiment. 


Tommy Heavenly6 interprétait également Papermoon, et sa voix merveilleuse fait encore effet sur Ruby Shoes. Néanmoins, lorsque je l'écoute je n'arrive pas vraiment à me mettre en tête que c'est du Soul Eater. En effet, on a quand même une certaine différence d'ambiance, ce qui me fait un peu de la peine, au fond, parce que cette chanson est quand même très sympa.



Yeah man, it's freakin' epic. Si j'étais américaine et si je savais parler anglais correctement, c'est ce que je dirais. Alors, je me contenterai d'un... GYUGUYJG. Quand tu l'écoutes pour la première fois, c'est impossible de dire quelque chose de cohérent. Pour info, le titre, Krieg, voudrait dire Guerre, mais je n'en suis pas sûre du tout. Cependant, c'est bien ce qui en dégage. Un des thèmes de Crona, on dirait bien, et qui passe au fond durant certains combats. Mon cerveau a failli exploser quand je l'ai entendu, j'ai souvent entendu des thèmes correspondant bien aux personnages, mais jamais autant à l'idée que je m'en faisais. Crona, c'est le mystère, Crona c'est le lien entre le bien et le mal qui n'est jamais défini. Vous l'aurez compris, elle (oui, pour moi c'est une fille, et je vous em...bête) fait partie de mes personnages favoris dans l'univers de Soul Eater.

Malgré l'OST de bonne qualité dans l'ensemble, on regrettera quand même l'absence de thème classe et adapté à Kid, il le mérite pourtant. J'en attendais beaucoup du thème de Kid, et surtout pas de paroles, parce que leurs phrases n'ont aucune symétrie... Plus sérieusement, le thème de Kid m'a laissé vraiment indifférente, ce que je n'attendais justement pas.

Parler de l'histoire de Soul Eater serait tellement une mauvaise idée que je vais m'abstenir si cela ne vous dérange pas. Sachez seulement que derrière un masque de connerie peut se trouver un anime suffisamment travaillé pour se plonger dans l'histoire, mais suffisamment teinté d'humour pour ne pas se prendre la tête. Ne vous fiez pas aux premiers épisodes, ne faites surtout pas ça, vous passerez à côté d'un chouette anime qui se trouve être mon préféré toutes catégories confondues, même chose pour le manga. Je ne peux que vous conseiller d'aller le voir le plus vite possible si ce n'est pas déjà fait et d'apprécier avec parcimonie la folie que l'on côtoie ouvertement, en regardant voyager la limite du bien et du mal, du conscient et de l'inconscient, de la raison et de la folie totale. Je ne peux que vous le recommander, je ne le ferai pas ce serait assez étrange comme je n'arrête pas de clamer son génie sur tous les toits. 

Un anime dans le même genre vous a plu ? N'hésitez pas à en parler, les amateurs de Soul Eater se trouveront d'autres choses à regarder. Pour ma part, on m'a conseillé Rosario + Vampire, que j'ajoute à la liste immédiatement.

Animes dans le même genre que Soul Eater :

- Rosario + Vampire
- ...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire