samedi 2 mars 2013

Drama : LIFE

Résumé pas forcément Nayiesque :

Adapté du manga de Keiko Suenobu "Life", ce drama traite du coté noir du lycée (ijime). L'histoire porte essentiellement sur l'intimidation mais aussi l'automutilation, le viol et le suicide. Kitano Kii joue le premier rôle en tant que Ayumu Shiiba une des étudiantes intimidés par un groupe de camarades de classe mené par son ancienne amie Manami Anzai.

L'avis tout à fait Nayiesque :

Je dois vous avouer qu'avant ce drama je n'en avais jamais regardé d'autres. C'est donc mon tout premier, regardé avec tant d'appréhension que de hâte, et je dois vous dire que ce résultat m'a tout simplement transportée.

Life traite d'un sujet auquel je m'intéresse beaucoup, mais pas de très près. Voir la face noire du lycée au Japon, c'est ce que l'on nous proposait dans le synopsis. En plus, très apprécié, je me suis dit que commencer par celui-là ne me ferait pas de mal. Erreur de ma part ? Je ne sais pas encore trop. Parce qu'avec un tel niveau de génie, j'aurai peut-être du mal à me plonger dans d'autres. 

Ce qui définit le mieux Life, c'est sa vérité. Mais sa vérité qui fait mal. Quand vous le regarderez, il est totalement impossible d'avoir un grand sourire sur les lèvres. L'histoire découle d'un manga, je vais essayer de me le procurer. C'est impressionnant de voir comme l'histoire est bien foutue, j'avais rarement vu ça. Les retournements de situation sont nombreux, et pourtant impossible à prévenir, je dois vous avouer que j'ai vraiment été une bonne poire sur ce coup-là : il m'est même arrivé de me mordre la main pour m'empêcher de crier de surprise, et d'habitude je reste toujours impassible devant ce que je regarde. Pour me faire rire devant une comédie, il faut déjà y aller, pour me faire pleurer, c'est encore plus dur (j'ai pleuré une bonne dizaine de fois devant ce drama.... Oui, bon, ça va, je suis sensible.), mais alors pour me faire pousser des exclamations à tout bout de champ... Ca ne m'était jamais arrivé. Et les "Non, pas elle, pas elle !", "Le/la salop(e)", "quooiiiii" se comptent par douzaine.

On ne sort pas indemne du visionnage de Life. Moi-même, j'en suis complètement bouleversée. La sensation de mal qui nous habite quand on le regarde, parce que tout paraît évident, que personne ne s'en rend compte... Que l'héroïne subit sans que personne ne se dise qu'elle en souffre. La manipulation est présente partout dans le drama, aussi difficile à accepter que c'est impossible d'en décrocher avant de voir le bout. A la manipulation primordiale s'ajoute divers secrets, des manipulations encore plus enfouies dans le passé, sous un tas de secrets. Une structure géniale. 

Alors, ce que l'on fait subir à Ayumu (le personnage principal) a été adouci par rapport à la version originale. Cela n'en reste pas moins presque insoutenable. Voir ce que lui fait endurer et que personne ne réagit, personne ne la croit, par simple peur de perdre son emploi, voilà qui est impossible à admettre pour le spectateur impuissant qui n'a qu'une envie, stopper cette mascarade (j'ai décidé de placer des mots classes dans ma critique cette fois-ci). L'ijime est une chose horrible que l'on pourrait traduire par persécution, auquelle je suis particulièrement sensible, mais je ne m'attarderai pas sur ça, on est pas là pour parler de ma Life (OMG, le jeu de mots de m... :'D).

Les personnages sont tous plus complexes les uns que les autres. Lorsque tu crois en comprendre un (autre que Ayumu, je veux dire), en fait on te balance quelque chose de pire dans la gueule et la personne devient encore plus détestable qu'avant sans que l'on ne révèle totalement ses raisons... Ce qui est vraiment captivant. Prenons en exemple deux personnages, les plus détestables bien sûr.

Manami, il est impossible de savoir pourquoi elle s'en prend aux autres. Elle a forcément une raison d'agir de la sorte. A la question d'un personnage que j'ai adoré, "pourquoi tu persécutes les autres ? Est-ce pour les faire souffrir dans ta solitude", la réponse "non, c'est juste parce que ça m'amuse" aurait pu me faire péter un câble. Mais la personne ayant dit cela, n'aurait-elle pas vu juste ? On la voit manger toute seule, ses parents la surprotègent et elle s'en sert comme elle le veut, mais ils sont toujours au travail... Voudrait-elle faire souffrir les autres pour oublier sa solitude ?

Ou encore Katsumi-kun, son père le bat, ce qui fait qu'il est devenu un psychopathe total (j'avoue, il me fait hyper flipper -.-"). Est-ce vraiment la seule raison ? On ne voit pas sa mère, son père l'a-t-il battue elle aussi ? Le personnage de Sako est très difficile à cerner, c'est le personnage que l'on déteste mais que l'on adore détester. 

Pour ce qui est des personnages du côté du héros, nous avons Hatori Miki et Sonoda Yuuki qui sont environ les deux personnages les plus classes de la Terre (enfin, surtout Sonoda en fait, je me suis transformée en groupie total de ce personnage *O*), après c'est vrai que je ne suis pas du tout influencé par la beauté d'un personnage avec des lunettes (Sonoda), par le côté crooo mignon d'un personnage (Sonoda) ou que je suis totalement en train de regarder un de ces personnages avec des étoiles dans les yeux ! (Hatori... ET SONODA.)

Je n'oserai pas parler de la fin par peur de spoiler, parce qu'il est vrai qu'en manière de spoil je suis très forte, mais je vous préviens juste qu'elle est grandiose et que c'est une fin ouverte qui finalement ne se tourne pas vers l'ennemi du départ, mais plutôt vers les gens qui autorisent encore l'Ijime... Cette fin m'a carrément donné des frissons. Des frissons

Ce qui m'en a donné également, c'est la musique du drama qui est géniale et colle parfaitement à l'ambiance. Parmi elles, je citerai Mujou, Yume no naka no Shissou et Anmoku no Meirei, à mes yeux les meilleurs morceaux.

Mujou


Yume No Naka No Shissou


Anmoku no Meirei


Life, un anime dont il est impossible de sortir indemne. Pourquoi le regarder ? Pour l'histoire tellement bien faite, pour certaines musiques que l'on pourrait qualifier d'épiques, pour le jeu des acteurs qui est GE-NI-AL, pour la découverte de l'Ijime, pour les sourires de psychopathes, pour Sonoda (fallait s'en douter que j'allais en parler), pour tout, parce que c'est un chef d'oeuvre tout simplement. Même si c'est mon tout premier drama, quelque chose me dit qu'il restera longtemps dans mes préférés...

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