vendredi 26 avril 2013

16 lunes de Kami Garcia et Margaret Stohl

IMPORTANT : Si je n'ai pas aimé, je respecte les auteurs et les fans du livre. Tout ce que j'y dis n'est pas à prendre méchamment, c'est du second degré avant tout ! :)

Résumé pas forcément Nayiesque :

J'ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemard où, malgré tout mes efforts, elle tombait sans que je puisse la sauver. Je me savais lié à elle d'une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des Etats-Unis. Elle était belle et mystérieuse.
Si j'avais su qu'en même temps que cette fille surgirait aussi une malédiction... J'étais éperdument amoureux, mais cet amour était perdu d'avance.


L'avis tout à fait Nayiesque :

Il n'y a qu'un mot qui me vient en tête quand je pense à ce pavé quand je viens de finir : décevant. J'en viens à sérieusement me demander comment les américains ont trouvé le moyen de faire un film sur base d'un livre de 600 pages qui en compte 50 d'action pure et dure. 

Pour une fois, je découvre le livre grâce au film, mais sans l'avoir vu, et on ne m'en avait dit que du bien. Et puis je retourne le livre et voit "Elle est belle et mystérieuse". Là, déjà, ça commence très mal. Mais bon, je suis réputée (ou pas) pour commencer mes livres sans a priori, du coup je me lance dans ma lecture. Et là, grande surprise : c'est un garçon qui est le narrateur ! Comme souvent c'est lui le déclencheur de l'histoire, peut-être que sa narration amènera un peu de mouvement et d'originalité ? C'est aussi évident que de savoir si la voix de Justin Bieber est truquée ou non... Donc, non, Ethan est juste une sorte de chiffon sans intérêt. Bella au masculin, on lui aurait donné son nom je n'aurais même pas été choquée. Bon, après tout ce n'est que le narrateur, alors c'est parti pour le reste.

16 lunes, pour commencer, c'est LENT. Lent à en mourir, je ne compte plus les moments où mes yeux se fermaient presque tous seuls, où Ethan passe son temps à dire que les baisers de Lena sont les plus belles choses du monde, qu'elle possède un visage pas moche, des yeux, des cheveux et à quel point elle est différente. Car oui, mesdames et messieurs, Lena est différente. Tellement qu'elle est un cliché ambulant, mais ça on s'en fout, parce que l'amour rend aveugle, et dans le cas d'Ethan, il rend aussi sacrément con (quoiqu'il l'était déjà au départ). Et nos deux héros ont une passion : la lecture. Comme c'est original. J'ai stoppé la lecture de Nos étoiles contraires pour lire ce livre, et le héros de l'un et l'héroïne de l'autre ont la même passion (dans le deuxième cas, c'est super bien mené). Et comme l'un aime lire, l'autre écrira évidemment. Des trucs qui n'ont aucun sens, mais Ethan se sent supérieur. Parce qu'il est différent. Et oui, des chiffons qui parlent, on en croise pas tous les quatre matins, ça c'est sûr. 

Vous savez ce qu'il y a de plus creux que les personnages ? L'histoire. Parce que pourquoi faire une fille ordinaire quand on peut la faire devenir une sorcière (enfin, une Enchanteresse) ? Bah oui, elle aurait pas pu être quelque chose de typiquement masculin pour faire le contraste. Ah non, ce serait une trop grande prise de risques. Pourquoi mettre dans l'action quand on peut mettre des pensées du héros tellement torturé ? Et surtout, pourquoi s'amuser à écrire une recherche dans le passé pour trouver des indices quand il existe le bouton italique pour les flash-backs ? Aaaaah, sans les visions, je pense que les deux auteurs seraient bien embêtées tiens. Elles auraient du supprimer des passages sans intérêt, quel dommage !

D'habitude je ne m'arrête pas sur l'écriture parce que je ne peux pas vraiment en juger de la qualité, mais là je le fais parce que c'est juste pas possible. Quitte à faire une écriture simple, pourquoi ne pas la rendre agréable à lire ? Ca demandait trop de travail ? 

Passons outre un début catastrophique et un milieu de livre tellement long que je préfère regarder PonPonPon pendant 11 heures plutôt que ça, intéressons-nous maintenant à la fin. On m'en a chanté des louanges, fait des "kom cété tro kool" sur quelques blogs, du coup j'en attendais beaucoup. Après avoir lu ce qu'il y avait avant, j'en attendais logiquement beaucoup moins qu'avant. Et j'ai quand même été déçue ! C'était la chose la plus prévisible du monde, qu'elle revienne (je mets elle pour ne pas spoiler, mais si vous lisez vous connaîtrez la fin dés que l'on cite son nom la première fois), enfin ! Peut-être pas de cette façon là, mais en toute honnêteté, on s'en fout. Et puis, ça finit sur Ethan qui dit à quel point il aime Lena, qu'il lui a fait découvrir ce qu'était l'amour et autres conneries du genre, et puis les dernières phrases qui auraient pu me faire péter un plomb si je ne lisais pas déjà tout le reste en diagonale. La fin est un cliffhanger. Okay, pas de problème. Mais faire un cliffhanger type "spoil sur le début du deuxième tome", ça hérisse les poils du menton de ma licorne domestique. Je pense notamment au monologue après le générique de The Avengers qui dit "hey, y aura une seconde perte de temps bientôt !".

Avec 16 lunes, j'ai clairement perdu mon temps. Je lisais vraiment en diagonale, ça faisait longtemps que je n'avais pas détesté un livre à ce point. 

Mais ce qui me rend le plus triste, c'est plutôt cette manière de faire ce roman. Il suffit de prendre le même schéma que tous les films adaptés au cinéma :

- Tubudubudu PAUSE-
Explication du schéma :
- La narratrice est nouvelle ou l'autre est nouveau alors qu'elle est un peu isolée
- Le gars, généralement beau brun et ténébreux et aussi intelligent qu'un manche à balai, est un truc fantastique style vampire, ange, elfe, cacahuète...
- Le gars et la fille sont ensemble dés que la fille découvre qui elle est.
- Un quidam venu du passé du gars/qui passait par là/qui lavait des vitres et en a eu ras-le-bol veut tuer la fille parce qu'elle a un truc d'extraordinaireeeee.
- Le gars protège la fille, le quidam meurt (ou une partie de sa troupe s'ils sont plusieurs).
- Comme ils sont conteeeeennnnnnnnts... Jusqu'au cliffhanger de fin.
Tubudubudu PLUS PAUSE -

Et de modifier juste le sexe des personnages principaux, et là on crie au génie partout ? Mais j'ai manqué un truc, là, non ? J'en ai sérieusement marre de ce schéma qui se répète tout le temps. Du coup, maintenant je lis des histoires avec des filles qui ont le cancer (et qui meurent à la fin, ça tu le sais dés le début) et des livres sur les camions de pompiers en attendant que cette tendance énervante passe. 

Je voudrais terminer sur le plus gros point positif de tout le livre : le mot "licornes" est cité deux fois. DEUX FOIS. *danse*

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