samedi 13 avril 2013

Chroniques lunaires - T1 Cinder de Marissa Meyer

Résumé pas forcément Nayiesque :

À New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire un paria. Elle partage sa vie entre l'atelier où elle répare les robots et sa famille adoptive. À seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches les plus ou moins dégradantes qu'elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre. 

Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie - son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu'éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n'a aucune chance de s'épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !

Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l'humanité est peut-être entre ses mains.


L'avis tout à fait Nayiesque :

En tant que fan de contes, une série en adaptant plusieurs dans un univers futuriste m'intriguait. Le jour de sa sortie, je trouvais déjà Cinder après avoir attendu le 7 mars avec tant d'impatience. Alors, après un certain temps à attendre avant de me plonger devant, c'est parti pour un livre lu finalement en une petite semaine. 

Pourtant, Cinder ne regorge pas d'action, loin de là, c'est même plutôt plat. L'écriture est classique mais efficace, et ça a beau être à la troisième personne, on se sent vraiment proche du personnage principal. J'aime vraiment la manière qu'à le livre à entrer directement dans le vif du sujet au lieu de nous faire poireauter, descriptions sur descriptions, pour qu'il se passe quelque chose. Bref et claire, la mise en situation est simple mais efficace ; le décor est planté. Bien, maintenant les quelques personnages font leur apparition, comme Adri, qui prend la place de l'odieuse belle-mère, Pearl, une des soeurs odieuses, Peony, l'autre soeur qui elle considère vraiment Cinder comme sa soeur, Iko, l'androïde de compagnie de la famille et amie de Cinder, et enfin cette dernière, qui est la Cendrillon de cette histoire. Dans le fond, s'ajoutent les éléments perturbateurs : la létumose, maladie ravageant la Terre (la comptine que chantaient les enfants pendant la peste est d'ailleurs présente), sa belle-mère qui n'attend qu'une occasion pour la faire déguerpir, le prince Kai qui n'attend que de trouver son épouse, mais surtout qui doit aider son père lui même atteint de la létumose, et résister aux attaques des Lunaires. Bien sûr, il y a le Bal, centre de toutes les attentions, où Cinder ne peut pas se rendre.

Seulement, notre Cendrillon du futur, elle s'en fout comme pas possible du Prince et de son bal, elle est mécanicienne, et surtout c'est un cyborg. De cette situation de départ déjà très attirante pour moi, l'auteur fait vraiment des merveilles. 

Déjà, rien que pour les rebondissements inattendus, il faut lire ce livre. Il est riche en émotions, en situations imprévisibles. En plus, la romance que l'on nous propose (bah oui, le prince n'est pas là pour faire sa plante verte non plus) n'a rien de trop rapide, ou d'énervante. Elle est simple, même si plutôt triste. En grande insensible, je n'ai pas pleuré une seule fois, mais je pense que l'on pourrait si l'on est doté de sentiments ou de canaux lacrymaux. 

La thématique de la maladie est également bien utilisé, alors que j'avais un peu peur de ce côté là. Mais, sans être au premier plan, la létumose est bien présente sans envahir non plus l'histoire principale. 

Tous les personnages sont réalistes et bien foutus ; celui que l'on est pas censé aimer, on le déteste, celui que l'on est supposé apprécier, on l'adore. Même Cinder qui est le personnage principal pourtant, je l'ai beaucoup aimé. Iko est la chose la plus adorable qu'il est possible d'imaginer, en plus, elle est plutôt drôle, ce qui est encore plus appréciable, et Peony n'est pas loin de l'égaler.

Avec pas grand-chose au départ, Cinder se révèle être une excellente surprise que je n'avais pas vu venir, sur une histoire basée sur Cendrillon et respectée, mais avec beaucoup de personnel et d'histoires en parallèle. J'ai hâte de voir ce que ça donnera avec le petit chaperon rouge, en tous cas les chroniques lunaires sont bien parties vers la route du succès ! 


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