mercredi 8 mai 2013

Nos étoiles contraires de John Green

Résumé pas forcément Nayiesque :

Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. 

C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. 

Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.


L'avis tout à fait Nayiesque :

La claque que je me suis prise en lisant ce livre, je ne me rappelle pas de l'avoir eu avec d'autres livres. Et je trouve ça, très, très, très très fort. 

Au départ, si j'ai acheté Nos étoiles contraires, c'était parce qu'en général, le thème de la fille qui a le cancer m'attire. C'est assez paradoxal, étant donné que je n'ai jamais aimé un de ces livres dont la seule vocation est de nous faire pleurer, de nous dire que la maladie est injuste, et surtout de faire mourir la fille à la fin. Tu vois le résumé, et tu le sais : la fille ne tiendra que la durée du livre et mourra en disant des phrases pseudo-philosophiques avec des métaphores à la con. Je ne sais même pas ce qui m'a poussé à l'acheter. En tous les cas, je ne le regrette pas, car jamais je ne l’inclurai dans ce groupe de livres à la con qui sortent tous les deux mois. En fait, à cause de ce livre, je pense que je retomberai sur encore plus de navets, car il m'a donné une de ces envies de lire d'autres livres avec ce thème ! 

Ce qui est appréciable avec ce livre dés le départ, c'est cette manière qu'il a de ne pas tourner autour du pot. Genre ce gars, là, elle le rencontrera à la page 18. Nos étoiles contraires, c'est une histoire de liens qui se tissent entre une jeune fille qui a le cancer, un ado qui en avait un, et d'autres gens autour. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est simple. Mais j'ai toujours aimé les petites histoires simples, sans élément fantastique, juste un morceau de vie. 

A ce départ simple, s'ajoute l'élément "Une impériale affliction". C'est le livre préféré d'Hazel, et une bonne partie de l'histoire tourne autour de lui ; et ce qu'il se passe en rapport avec ce livre est assez stupéfiant. La place que prend un livre dans un roman, c'est très bien joué. Ce sont vraiment des gens qui aiment lire qui prennent place, et ça fait plaisir à voir.

Je vais pas prendre des pinces pleines de douceur et de licornes avec vous : la fin m'a vraiment laissée sur le cul. Il y a des coups que l'on ne sent pas venir, et celui-là en fait partie. Alors, rien que pour ces rebondissements totalement imprévisibles dans un livre comme celui-ci, ce livre vaut la peine d'être lu (évidemment, il y en a plein d'autres, mais être surpris dans un livre où l'héroïne a un cancer, c'est tellement rare que ça vaut la peine d'être souligné).

Du côté des personnages, nous avons notre narratrice, Hazel, que j'ai apprécié beaucoup plus que prévu. Elle me fascinait, mais en même temps on peut se sentir proche d'elle. Elle est simple et intelligente. Je ne demanderai jamais rien de plus à un personnage. Et là, en plus elle est drôle, et ses pensées sont des plus prenantes. Je l'ai adorée tout au long du livre.

Il faut avouer que du côté d'Augustus, j'avais peur. Parce que selon la description qu'Hazel en faisait, il avait tout du beau brun ténébreux que je ne pourrai pas saquer. Mais finalement, absolument pas. Il est vraiment le type de personnage que j'aime. Il est drôle aussi, courageux et il respire un mélange de simplicité et de volonté.

Et enfin, je ne saurai pas l'expliquer, mais j'ai vraiment adoré Isaac. Je l'ai trouvé vraiment courageux, lui aussi. Il a aussi du passer des épreuves, et il est vraiment plein d'humour malgré toi.

Petit point sur l'écriture. J'ai vraiment trouvé que John Green avait magnifiquement bien écrit ce livre. C'est plus qu'agréable à lire. 

Pour résumer, je prendrais la phrase au dos du livre qui nous dit "Ca frôle le génie". Je n'ai rien d'autre à dire, ça résume tellement bien toutes les louanges que je pourrais faire à ce livre, qui est définitivement à lire.

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