jeudi 23 mai 2013

Vie d'une flemmarde 7 : Un musée peut faire très peur parfois

Je faisais partie de ce cercle de gens à qui Ib ne faisait pas envie. La raison ? Des graphismes minimalistes, vieillots, pas forcément agréable à l'oeil, et.... C'est tout ! Les raisons pour lesquelles Ib rebute le public lambda et un peu con-con sur les bords sont assez floues, il y en a sûrement qui n'apprécient pas ce genre de jeu, d'autres dont l'histoire ne leur paraissait pas extraordinaire.
Il y a bien fallu qu'à un moment, je fasse un triple salto arrière, me mette une baffe et me dise "Quitte à être conne, autant l'être jusqu'au bout and let's do this shit.".

Question que ceux qui ne connaissent pas ce jeu (pourtant pas mal réputé dans le milieu des RPG maker) : alors, Ib kessécé ?

C'est l'histoire d'une petite fille nommé Ib qui est une tsundere trop mignonne, mais qui se retrouve dans un univers glauque au possible. FIN.

J'ai 9 ans et je suis kawaii !


Nan, je rigole. Riez, mécréants.

Ib (version "japanisée" de Eve) visite un musée présentant l'exposition d'un artiste nommé Guertena avec ses parents. En voyant un mystérieux tableau, toutes les lumières s'éteignent et elle se retrouve dans une sorte de musée parallèle ; s'ensuivra alors une aventure en quête de la sortie dont Ib ne sortira pas indemne...

Je ne vois pas véritablement Ib comme un jeu d'horreur. Les jumpscares sont là (surtout au tout début), mais c'est une véritable histoire avec continuité,énigmes et une certaine poésie qui s'en dégage. Mais commençons par le commencement.

Ce que l'on ressent au début, c'est vraiment de la peur. J'étais sûrement aussi terrifiée que Ib, on se sent vraiment à sa place ; une petite fille dans un musée qui ne sait pas où elle est mais qui n'a d'autres solutions que d'avancer. Le pire moment du jeu est bien celui-là, dans le sens où ce sera le plus dur à supporter. Truffé de jumpscares, d'ennemis, avec comme seul bruit celui de nos pas et une sorte de souffle qui semble être celui du vent qui passe juste à côté de notre oreille (ce truc pas du tout agréable, toi même tu sais). On est seule, perdue, avec des tableaux qui bougent, qui font flipper (ce tableau qui s'appelle "L'homme qui tousse", et bah quand il a toussé j'ai sursauté ;w;) et d'autres assez sympathiques qui veulent juste te tuer ta gueule.

Notre plus grand alliée sera cette rose rouge trouvée au tout début de l'aventure, qui représente notre vie. A chaque coup porté sur Ib, celle-ci perdra un pétale. Jolie manière de représenter la vie, n'est-ce-pas ? En plus, la musique du Game Over est étrangement en contraste avec l'univers du jeu, une petite mélodie entraînante à la guitare ; si bien que l'on peut rester planté devant le Game Over en dansant de manière extrêmement stupide sans vraiment arriver à en être dégoûté !

Un des ennemis qui me fait hurler à chaque fois. CHAQUE FOIS.


L'ambiance du jeu changera peu à peu sans que l'on s'en rende compte immédiatement, grâce à un personnage à la psychologie assez intéressante qui à un moment que je n'oserai spoiler m'a carrément mise au bord des larmes tellement on est sous la pression à ce moment là : Garry. Il a certes des cheveux violets et une jolie mygale (que nous appelerons Marie-Josée juste pour le plaisir comme nous n'en parlerons plus jamais) dessus, mais il est surtout d'une classe absolue, totalement attachant... Et d'une aide plus que précieuse.Avec lui, il y a quelques endroits par lesquels nous ne pouvions pas passer qui nous sont maintenant disponibles d'accès, il nous aidera à lire des mots que nous n'arrivons pas à lire, et il se montrera très protecteur envers l'héroïne. J'ai trouvé la relation Garry-Ib adorable et très proche d'une autre grand frère-petite soeur. Il a même protégé son innocence en refermant un livre... Pas pour les enfants disant. Si c'est pas mignon (cette scène, bien que très courte, est mémorable en matière d'adorabilitude, et ce mot existe) !

A partir de cet instant, le côté horreur est délaissé (restant dans le fond quand même), des musiques originales magnifiques se font entendre pour arriver dans la phase où le but est vraiment de progresser dans diverses énigmes bien foutues. C'est alors qu'un troisième personnage survient, qui pour ma part me faisait l'effet d'une belle pute dés le début (lolilol, j'ai un couteau mais c'est juste au cas où heiiin /人◕ ‿‿ ◕人\), mais enfin, je ne vous gâche pas le plaisir de la fin.

Il a l'air d'un chanteur de Visual Kei.... "Les roses... Sont... Bleues.... Le ciel... Obscur... Revêt l'araignée..."

En parlant de fins, il y en a plusieurs. Pour ma part, j'ai d'abord obtenu la fin "Together, Forever", une fin ouverte qui peut laisser présager diverses choses et qui m'a rendue vraiment triste à une certaine partie. J'ai dit que je ne spoilerai pas, je tiens ma promesse. Un petit conseil néanmoins : pour obtenir la vraie fin, ne cassez rien...

Si la magie opère avec Ib, c'est principalement grâce à son histoire. Les graphismes qui me rebutaient tellement au départ finissent par faire partie intégrante du jeu, je ne pourrais les imaginer autrement, même ne serait-ce qu'un peu évolués comme dans les RPG maker à la Yume Nikki (faudrait que j'y joue un jour d'ailleurs). Les personnages sont attachants (surtout un en particulier dont le nom commence par G et finit par Arry), les fins satisfaisantes (pas vraiment de plus de ce côté-là), l'ensemble du jeu est une expérience à tester car inimitable. Jamais vous ne trouverez un jeu plein de richesses et aussi orienté vers l'art que celui-ci sous de si pauvres graphismes qui finiront par en faire le charme.

Tout n'est pas expliqué totalement, de ce côté là, ils vous faudra faire des théories vous même. Je ne partagerai pas les miennes parce que free spoilers on avait dit (je me retiens de taper la fin, vous pouvez même pas savoir à quel point).

Ib m'a charmé, et vous, trouverez-vous la sortie du musée ?

Tous les liens sont ici : http://www.vgperson.com/games/ib.htm (même traducteur que Mad Father dont j'avais précédemment parlé, ainsi que de The witch's House, Misao, The crooked man, etc...)

Un free spoilers pour cette fois, mais la prochaine fois que je me relance dans les RPG maker je parlerai certainement de The witch's house (je ne sais pas si je l'ai déjà dit alors je le répète : c'est mon préféré), et en  parler sans spoiler est impossible. Soyez patients, ça n'arrivera pas avant un bout de temps. Sur ce....

L'araignée a la rose dans la pa-patte \o/
Je vous laisse avec un cri du coeur : Garryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy ♥ (comme j'ai l'air d'une fangirl débile à rajouter des coeurs o.o)


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