lundi 8 juillet 2013

Psycho-Pass - Quand le thriller futuriste rencontre le Japon...

... Ca fait des chocapics.



Au début du 22ème siècle, le monde est dirigé par le système Sybille. Chaque individu a en lui une puce qui analyse son Psycho-Pass ; c'est à dire son état mental. On peut ainsi arrêter les criminels avant qu'ils ne commettent leur crime. Ceux qui s'occupent de leur arrestation font partie de la Section d'Investigation Criminelle ; parmi eux, la jeune Akane Tsunemori, brillante élève qui vient d'y être recrutée. Mais rien ne se passe comme elle l'a étudié...

Autant sur le dernier anime que j'ai regardé j'étais plutôt mitigée, autant sur Psycho-Pass aucun doute ne se fait : c'est un excellent anime. Unique, sombre, beau, tant d'adjectifs le qualifient. Et c'est sur cette review que nous nous attaquons à l'un des meilleurs animes de l'année avec une suite des plus attendus.

Il faut savoir que derrière le scénario Psycho Pass se cache Gen Urobuchi. Il est connu pour des animes de très haut niveau tels que Fate/Zero, saison 1 et 2, et le très récent, mais qui ne semble pas moins excellent Suisei no Gargantia. Mais si son nom vous est familier, c'est certainement parce qu'il est derrière le très bon Puella Magi Madoka Magica. On ne pouvait attendre de lui que du haut niveau, on a eu l'excellence.

Si le premier épisode est avant tout une présentation de l'univers, il n'en reste pas moins génial. On suit donc la jolie Akane qui a un style plutôt carrément cool badass de la mort qui tue et en plus est doublée par Kana Hanazawa ce qui me fait instantanément kiffer le personnage. Au bout de sept minutes d'épisode, un gars pas très net dans sa tête viole une femme qui a l'air assez mal en point. C'est à ce moment précis où l'on se dit "oh ça va être cool comme anime" ou encore "merde, j'aurais pas du regarder ça à côté de mes parents". Pourtant, rien ne laisse présager sa suite qui, comme je l'ai déjà signalé au dessus, est absolument brillante.

Sentez ses yeux pénétrer votre âme, puis scrollez si vous voulez. 
Le début fait très SF, avec une histoire d'avatar, avec un accent japonais sublime qui dit "Spooky Boogie"
(ne cherchez pas, mais les mots anglais prononcés avec l'accent japonais me font toujours mourir de rire, même quand ce n'est pas l'effet recherché. SURTOUT quand ce n'est pas l'effet recherché.), pour un début très intéressant. On n'est plus trop dans le domaine du gore, même si l'ambiance reste franchement malsaine. C'est ici que commence l'enquête qui durera sur 22 épisodes, et qui a la particularité de ne jamais s'essoufler et de nous tenir en haleine tout du long, ce qui est très rare.

Pour moi, c'est l'épisode 8 (si mes souvenirs sont bons) qui est le plus malsain de tous. J'ai quelque chose avec les cadavres dans les animes, séries et films ; dés que le corps est découpé à un endroit quelconque, c'est problématique pour moi et je vais me sentir ultra mal pendant quelques jours. Seulement là, on parle d'une malade mentale qui fait de ses corps des oeuvres d'arts extrêmement malsaines. Déjà que lorsque quelqu'un de la Section tire et que l'on voit le corps littéralement exploser (cherchez par vous même sur Google images, il y a peut-être des âmes sensibles qui lisent ce billet) je ne me sens pas franchement à mon aise, mais les gros plans sur les cadavres oeuvres d'arts, PLUS JAMAIS. Et encore une fois, débrouillez vous pour trouver sur Google, je refuse d'aller rechercher. Rikako est celle qui me faisait le plus flipper dans tous les antagonistes. Néanmoins, derrière eux se cache le méchant suprême, dont la capture va occuper tout le reste de l'anime.

Makishima Shougo.
Ce personnage est absolument détestable, il tue toujours avec ce petit sourire innocent, pensant qu'il est pur, sur de lui-même. Mais derrière ce dégoût, une fascination totale pour le personnage ne peut être ignorée ; lui aussi a droit à sa parenthèse "laissez mes yeux regarder dans votre cerveau".


Voilà. C'est un méchant absolument génialissime. En plus, il a droit à un passage absolument terrifiant où tout le système Sybille est remis en jeu. La mort n'est pas montrée, mais devinée, et ce qui va suivre est totalement cliché, mais c'est beaucoup plus terrifiant.


L'épisode 11 ou celui de la flippe intense. J'en tremble encore, même si il fait actuellement ultra chaud dans les chaumières.

De fil en aiguille, on apprend à connaître mieux notre grand méchant, sous pour autant le cerner complètement. Même au tout dernier épisode on ne comprend pas totalement le personnage; ce qui peut apporter encore au mystère qui l'entoure. En parlant de la fin, elle se révèle comme tout le reste de l'anime, absolument brillante. Je reste dans mon optique ne spoilons pas mes chers amis, donc je vous conseille tout bêtement de regarder l'anime pour la voir. Vous l'aurez compris, déconseillé aux âmes sensibles néanmoins.

Néanmoins, si le scénario est en béton armé, l'ambiance au poil et les graphismes loin d'être moches, il y a un gros point noir dans cette perfection : l'animation qui par moment est très molle alors qu'elle ne devrait pas l'être. Mais sinon, je ne vois pas d'autres ombres au tableau, même au plan musical. D'ailleurs dans les openings et endings, le visuel est toujours extraordinaire. Avec une préférence pour le second opening et surtout le premier ending qui déchire tout.

En conclusion ce que vous devez faire : Passez outre l'animation et ruez vous dessus ! Ensuite, si vous ne le savez pas encore, une saison 2 est en cours d'écriture, on espère revoir le niveau de la première saison !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire