vendredi 9 août 2013

Thomas Drimm T1 de Didier van Cauwelaert

[Vous pouvez passer cette partie si vous vous en foutez de ma vie]
Yosh tout le monde, la famille, le poisson rouge, le raton-laveur, tout ça, ça va ? Bon, si je vous dis c'est tout d'abord pour vous prévenir que je suis de retour biatches après une semaine (?) d'absence. Mauvaise nouvelle pour moi, mon ordi ne marche plus, ce qui n'est pas très gentil. Et hors de question de télécharger des trucs douteux sur l'ordi de ma mère, sur lequel je suis actuellement pour écrire ceci... Vous me suivez ? Ouaip, l'aventure visual novel estivale va devoir changer. Je pense tenter une feinte, c'est à dire jouer à un jeu qui n'est pas sur ordi. J'ai déjà commencé ma partie et suis presque à la fin, mais vu le nombre de fins à débloquer, le temps sera long. Je me mets au max dans le jeu à partir de demain. En attendant je suis là et prête à glander devant des animes, vous savez ce que ça veut dire pas vrai ? :D
[C'est bon !]

Résumé pas forcément Nayiesque :

Dans une société sous contrôle total où le jeu règne en maître, un ado se retrouve détenteur d’un secret terrifiant, qui déchaîne contre lui les forces du Mal… et celles du Bien. Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir, de pièges en rebondissements, l’exaltant et périlleux destin d’un super-héros à mi-temps. Course contre la montre et voyage initiatique, cette aventure de Thomas Drimm, au suspense haletant et à l’humour féroce, a tout pour passionner les lecteurs de douze à cent douze ans.

L'avis tout à fait Nayiesque :


Si vous vous souvenez bien, il y a un an tout pile, je débutais un livre qui m'aura beaucoup marqué par la suite. Ce livre, c'était Jack Spark, et c'était génial.

Et si Jack Spark était super kewl de la mort qui tue, un an plus tard je reviens non seulement avec son tome deux, mais aussi avec une nouvelle saga dont le nom est celui du héros : Thomas Drimm.

Force est de constater que c'est une grosse tuerie.

Je suis extrêmement fan de dystopies, c'est bien connu, on peut le vérifier facilement, ce sont les livres que je lis le plus. Thomas Drimm, c'est la dystopie poussée jusqu'à l'absurde. Je pense que c'est une des sociétés dans lesquels on est le moins heureux, car, sans spoiler bien sûr vous me connaissez (ironie... mais je vais faire attention, promis), c'est celle où tout y est rationalisé et expliqué. Personnellement, j'aime garder une part de doute sur quelque chose. Dans le monde du roman, c'est simplement impossible. On naît, on reste mince pour ne pas faire honte à ses parents, on se fait implanter une puce dans le cerveau à treize ans, on joue à des jeux au casino (c'est obligatoire) pour gagner de l'énergie qui sera transmise dans la puce, puis vous mourrez en étant un vieux aigri et on vous recycle pour allumer des lampes de supermarché ou faire fonctionner une centrale selon le niveau d'énergie. Est-ce-que vous voyez le niveau de la vie nulle ou pas. 

Dans tout ce petit monde, il y a Thomas Drimm, un adolescent de douze ans trois-quarts trop gros avec une mère psychologue qui doit réconforter les gens qui gagnent le jackpot au casino alors qu'elle ne gagne pas un rond, et qui pour déverser sa colère rejette toutes les fautes du monde sur les épaules de son fils, et un père intelligent... à un moment de sa vie où il n'était pas encore un ivrogne. Bref, une vie classique quoi. Un jour, Thomas (et ce n'est pas un spoil, c'est le premier/deuxième chapitre. Alors prout.) tue un vieillard plutôt énervant, le type que vous avez déjà croisé, que vous ne connaissez pas du tout mais qui vous fait une remarque nulle, avec un cerf-volant. CLASSIQUE.

J'arrête mon sarcasme qui ne mène nulle part, mon but n'est pas de vous faire un résumé de l'histoire mais bien de donner mon avis dessus. Thomas Drimm (quand je le dis comme ça j'ai l'impression de parler de quelqu'un... v__v) est un livre très bon. L'histoire est très bien construite ; on va d'une révélation à une autre, avant d'avoir un moment vide où l'on se laisse porter par l'histoire, le calme... ET PUIS PAF, REVELATION. C'est surprenant, on en veut toujours plus, et à chaque explication, ça fait doki doki dans mon kokoro, si je puis me permettre cette indécence au niveau des expressions. D'autres moments sont même émouvants, ce qui est assez rare.

Si Thomas Drimm a autant retenu mon attention, c'est aussi pour la manière dont les émotions sont dosées parfaitement. A un moment on est ému, l'autre on se sent juste bien, puis on se prend une révélation en pleine face, et puis après, tu rigoles. Parce que oui, ce livre est juste extrêmement drôle. Pas au point de te faire rire aux éclats devant, faut pas exagérer non plus, mais les sourires vont être difficilement dissimulés. Conseil, évitez de lire Thomas Drimm quand vous êtes en présence de personnes susceptibles de parler de sujets graves. Ca sera quelque peu ennuyeux et vous ne serez pas très crédible.

La fin est juste un condensé de "OMG NON C'EST PAS VRAI" et, je l'admets même si je suis très fan, un pur cliffhanger putassier qui te dit "achète le tome deux steuplé". Ce que je vais faire parce que je suis un mouton je me fais manipuler par la société qui veut que j'achète un livre, enfin ce genre de choses quoi, le quotidien. 

Il vaudrait mieux que j'arrête de parler pour ne rien dire 'cause I'm too old for this shit et de passer aux personnages qui sont fortement sympathiques.

" Bonjour ! Je suis un personnage et je suis fortement sympathique !", lança le jeune Thomas Drimm qui donne son nom au livre et est donc le personnage principal. Et je ne peux qu'approuver ce qu'il dit, il est juste super génial. C'est le premier narrateur que je ne vois pas se rebeller d'un coup dans son esprit et trouver les plans pour faire de ce monde un monde normal. Il voit son monde comme normal et tient très souvent tête à celui qui élabore les plans pour lui. En même temps c'est un ours en peluche. Mais pas n'importe lequel ! C'est un ours en peluche possédé par un savant, si ça c'est pas la classe, je sais pas ce que c'est ! Reste que c'est un duo de choc qui envoie parfois des répliques cinglantes sans que l'on l'ait vu venir une seconde. L'effet de surprise est une des plus grandes forces de l'humour, a dit un jour Otonashi Meru lors d'une conférence de tresses (c'est simple, il s'agit de se faire des tresses puis de faire une conférence pour demander si elles sont joulies).

A côté d'eux, il y a Brenda, la jolie voisine top model de Thomas. Je l'a-do-reuh. Elle est aussi très drôle, attachante et absolument adorable, avec un petit (*tousse*) côté bourrin qui ne me dérange pas du tout.

Puis, d'un autre côté, il y a les antagonistes qui sont absolument détestables. Pourtant, vous comprendrez bien vite qu'il n'y a pas de raison étant donné leur niveau d'apparition dans le livre en chair et en os... Et là, vous verrez comme l'auteur a bien joué son coup. Môsieur n'a pas gagné son Goncourt pour rien. Enfin, j'ai pas lu le livre qui a été récompensé, du coup j'en sais fichtrement rien. 

Je vous conseille donc fortement ce premier tome de Thomas Drimm, qui a tout pour plaire à absolument tout le monde. Bien, je vais m'acheter le second de ce pas, alors que le tome deux de l'épreuve sort et que je commence World War Z et un jeu top cool... La vie est belle.

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